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Ce qui se fait à l’intérieur se voit à l’extérieur

Archive for février, 2010

Libre accès: infos et ressources (21/02/2010)

Posté par Fabrizio Tinti on 21st février 2010

Sélection d’actualités et/ou de ressources sur le libre accès et les problématiques connexes.

Voici la livraison du 21 février 2010:

> Dutch higher education sector convinced of need for Open Access
(source: SURF, fév.2010)

> The scholar’s copy
(source: The Imaginary Journal of Poetic Economics, 12/02/2010)

> Removing barriers: Open Access strategy at the SFU Library
(source: Simon Fraser U., jan. 2010)

> Open Access Mandates and the “Fair Dealing” Button
(déposé sur arXiv, 16/02/2010)
Résumé: We describe the “Fair Dealing Button,” a feature designed for authors who have deposited their papers in an Open Access Institutional Repository but have deposited them as “Closed Access” (meaning only the metadata are visible and retrievable, not the full eprint) rather than Open Access. The Button allows individual users to request and authors to provide a single eprint via semi-automated email. The purpose of the Button is to tide over research usage needs during any publisher embargo on Open Access and, more importantly, to make it possible for institutions to adopt the “Immediate-Deposit/Optional-Access” Mandate, without exceptions or opt-outs, instead of a mandate that allows delayed deposit or deposit waivers, depending on publisher permissions or embargoes (or no mandate at all). This is only “Almost-Open Access,” but in facilitating exception-free immediate-deposit mandates it will accelerate the advent of universal Open Access.

> Open Government Data
Projet qui vise à rassembler les données libres des gouvernements à travers le monde.
Pour participer, remplir le formulaire ici: http://opengovernmentdata.org/form/
Voir aussi ce billet Rethinking Open Data (O’Reilly Radar)

> The Open Access citation advantage: Studies and results to date
(source: Alma Swan, 17/02/2010)

> Library 2.0 Gang 02/10: The Open Source Library System Market
(source: ALA TechSource, 18/02/2010)

> 12 suggestions for Open Access Scientific Book Publishing
(source: Eberhard R. Hilf, 15/02/2010)

> Panton Principles
Principles for Open Data in Science

> Is It Open Data?
We’ve made it easy for you to make enquiries to data holders about the openness of the material they hold — and to record publicly the results of those efforts.

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Recherche scientifique: ressources (21/02/2010)

Posté par Fabrizio Tinti on 21st février 2010


Sélection d’actualités et/ou de ressources sur la recherche scientifique et les problématiques connexes.

Voici la livraison du 21 février 2010:

> Sociological implications of scientific publishing: Open access, science, society, democracy and the digital divide
(source: First Monday, vol. 15, n° 2, fév. 2010)

> Si je me forme à l’évaluation, est-ce que ça fera bien sur mon CV ?
(source: Évaluation de la recherche en SHS, 12/02/2010)

> The scholar’s copy
(source: The Imaginary Journal of Poetic Economics, 12/02/2010)

> Une revue de philosophie contre les procédures de constitution des listes de l’ERIH
(source: Évaluation de la recherche en SHS, 14/02/2010)

> Que savons-nous de l’identité, des comportements et des attentes des lecteurs de Revues.org en 2008 et 2009?
(déposé sur ArchiveSIC, 16/02/2010)

> A Research Revolution: The Impact of Digital Technologies
(source: Ariadne, n° 62, jan. 2010)
Introduction: At the end of November 2009, JISC launched a year-long suite of activities under the heading Research 3.0: driving the knowledge economy. A series of events, publications and Web activity are stimulating discussion about how advanced digital technologies are creating a revolution in research and the way researchers work. With a central role in making these technologies available, JISC is also hoping to learn more about the concerns, views and requirements of researchers and the institutions that support them, especially given the financial constraints they are now under. This article describes the background to this campaign, some of the activities that will be taking place and what we hope will come out of it.

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Formations BAC1: prolongations

Posté par Fabrizio Tinti on 10th février 2010

Vous êtes étudiant(e) en premier BAC de la faculté ESPO? Vous suivez ou avez suivi le cours Séminaire de travail universitaire? Alors, allez voir ce billet pour situer le contexte: Formations BAC1: c’est parti!

Si vous n’avez pas pu suivre la formation au premier quadri, pas de panique: la BSPO joue les prolongations!

Contactez-nous directement pour convenir d’une date: fabrizio.tinti@uclouvain.be

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Recherche scientifique: ressources (04/02/2010)

Posté par Fabrizio Tinti on 4th février 2010


Sélection d’actualités et/ou de ressources sur la recherche scientifique et les problématiques connexes.

Voici la livraison du 4 février 2010:

> Evaluer tue
(source: Évaluation de la recherche en SHS, 22/01/2010)

> Recherche scientifique: l’innovation nait de la liberté!
(source: InternetActu, 14/01/2010)

> Journalbase une plateforme de titres de revues en SHS en devenir
(source: Urfist Info, 24/01/2010)

> Tempête dans un verre d’eau
(source: B. Rentier, 30/01/2010)

> Du Literary and linguistic computing aux Digital Humanities : retour sur 40 ans de relations entre sciences humaines et informatique
(source: Blog de Revues.org, 30/01/2010)

> Evaluer et valoriser (France)
(source: Évaluation de la recherche en SHS, 29/01/2010)

> Peer review innovations in Humanities: how can scholars in A&H profit of the « wisdom of the crowds »?
(source: déposé sur E-LIS, 02/02/2010)

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28/01/2010: lancement officiel du portail Economists Online

Posté par Fabrizio Tinti on 2nd février 2010

A l’occasion de la conférence “Subject Repositories” (voir compte rendu ci-dessous), le portail Economists Online a été lancé officiellement le 28 janvier 2010.

L’UCL via la BSPO est membre du consortium NEREUS et participe au projet EO.

Subject Repositories. European collaboration in the international context est une conférence organisée par le consortium NEREUS.

Compte rendu de la conférence:

Jour 1 (28/01): première partie

1. En guise d’introduction: European subject repositories – putting Economists Online into context (Hans Geleijnse)

Besoin de plus d’OA dans les institutions partenaires
Besoin de plus d’échanges entre bibs (informations, savoir-faire, etc.): knowledge exchange

Place de EO dans le monde des dépôts (disciplinaires)?
Quelques chiffres:
Europe: 48% des dépôts dans le monde
E.-U.: 27% des dépôts dans le monde
Dépôts institutionnels: 81%
Dépôts disciplinaires: 13%
Cf. SIRIS report, 2008 sur les relations entre DI et dépôts disciplinaires
Les dépôts disciplinaires sont très variés
Ex: CERN, E-LIS, Ocean Docs, EconStor, etc.
Souvent développés par une institution ou une université (pour gérer ses collections, ses fonds spéciaux, etc.), souvent sur base volontaire (viabilité à long terme est souvent un problème)
Il n’y a pas que EO… il y a aussi EconStor (Allemagne), SSRN, RePEc, AgEcon Search
Les spécificités de EO: support des universités/institutions elles-mêmes, se base sur les DI (ce qui n’est pas le cas des autres services)
Coopération avec les autres services du même type (nt. RePEc; discussion avec SSRN en cours)
Trouver un bon équilibre entre qualité et quantité (notion de « critical mass« )
Autre question importante: viabilité (« sustainability« ) après la fin du financement européen
Le portail sera géré par Tilburg
Trouver d’autres partenaires
Perspectives: nt. numérisation de documents pertinents; liens avec les données de recherche

DI et DD visent à rendre la vie des chercheurs plus facile, en s’intégrant de la manière la plus naturelle dans leur workflow… donc les liens avec les chercheurs sont essentiels (et c’est un des rôles des bibs)

Question dans la salle: quid des bonnes publications provenant d’institutions « moyennes »? (un bon auteur dans une université mal classée, ce genre de choses)
Autre question dans la salle: statistiques d’usage… (EO est lancé aujourd’hui, donc les premiers chiffres seront connus dans 6 mois)

2. The researcher perspective and launch of Economists Online (Nicholas Barr, LSE)

En 1948, il était possible de lire en entier l’ensemble des revues d’économie…
Aujourd’hui, évidemment… on est en présence d’une telle explosion des sources… (revues, présentations, vidéos, données brutes, etc.)
Difficile de gérer cette masse d’information
Comment contrôler ce flot?
EO peut être un point de départ, une réponse possible
EO doit inclure les économistes, pas les départements, car il y a de plus en plus d’économistes dans une série d’autres départements…
Que ça nous plaise ou pas, les chercheurs doivent de plus en plus légitimer leur travail, quantitativement, besoin donc de bibliométrie…EO fournira ce genre d’informations
Important aussi la conservation à long terme des documents (et leur accès dans les années à venir)
Recevoir des alertes sur les dernières publications disponibles sur EO: intéressant aussi (et pourquoi pas un flux Twitter?)

3. Access to scientific information, the European perspective (Javier Hernández-Ros, Commission européenne, Access to Information Unit)

Résumé de l’actualité de l’information scientifique et académique, en Europe et aux Etats-Unis:
La position des éditeurs
La position des chercheurs et des bibs (amusant, il nous place dans le même paragraphe, alors que les deux groupes ne sont pas toujours – et nécessairement – sur la même longueur d’onde en matière de publications de recherche)
Les dernières informations sur l’OA (les business models orientés OA de certains éditeurs, NIH, la table ronde lancée par Obama, etc.)
Les dépôts institutionnels: pas encore assez de feedback sur la viabilité des DI (ROI, etc.); quid des problèmes de contrôle qualité; quid de la conservation à long terme (qui est censé la financer?); etc.
Rôle de la Commission européenne: débat politique sur la question de l’accès à l’information scientifique lancé au niveau de l’Europe; rôle de financier de certains projets (par ex. EO); mais il reste des problèmes de coordination entre/des Etats membres; rôle de support aux e-infrastructures de recherche; faire en sorte que éditeurs et chercheurs/bibs trouvent des solutions communes, etc.

4. Funders and institutional repositories working together: a view from ESRC and JISC in the UK (Dale Heenan, Dr. Neil Jacobs)

Les DI se situent entre la gestion de la recherche (admin, bibliométrie) et la gestion des publications (web)
Organismes de financement, DI et DD doivent travailler ensemble: car chacun détient une partie des informations nécessaires à la bonne gestion de la recherche et de ses résultats
Le lien entre les trois entités? Les chercheurs
Cf. (encore) le rapport SIRIS 2008

Economic and Social Research Council (ESRC)

Organisme de financement, mais aussi: support à la recherche; dépôt disciplinaire en sciences sociales; dissémination des résultats (vers sphères académique et non-académique); OA
Partenaires: U. de Leeds, Sheffield et York
Flux possibles entre DI locaux et dépôt ESRC

Jour 1 (28/01): seconde partie

5. Orchestrating the movement: Australian repository activity (Cathrine Harboe-Ree, Monash U, bib)

L’Australie est un exemple dans le monde en matière de gestion de projets liés aux DI (c’est moi qui le dit)
Cadre des DI assez centralisé en Australie (avec financement et support des autorités) – projets lancés à la demande des autorités et des institutions
Au début était l’ADT (Australasian Digital Theses Program) lancé en 1997, avec un financement provenant de 42 institutions différentes (+ 30.000 thèses)
Ensuite est lancée Systemic Infrastructure Intiative (2003-2008) avec les projets suivants: APSR, ARROW (> DART > ARCHER), MAMS, RUBRIC, ORCA
De nouveau, initiative politique très forte, avec financement (40 millions AUD) et implication des universités et des bibliothèques
Australian Research Online lancé en 2009: cf. ce billet
Autre type de projet: ASHER (ici, on est du côté de l’enseignement)
Et encore: HERDC (rapport annuel sur l’état des publications de recherche)
Ce n’est pas fini: CAIRSS
J’en ai certainement oublié…
Les stratégies du gouvernement: accessibilité, code de responsabilité en matière de recherche et e-infrastructure (support)
400 millions AUD sur 4 ans ont été dégagés dans le cadre de l’e-recherche
Le dernier projet en date: ANDS qui vise principalement à améliorer les bonnes pratiques en matière de gestion des données de recherche et à rassembler les collections de données éparpillées dans les différentes institutions/universités australiennes
Les bibs sont notamment impliquées dans: la gestion des données (analyse des besoins, collecte, etc.), le support (formations, etc.) [via ce que les anglo-saxons appellent les "liaison librarians"], la gestion de projet, etc.
Perspectives: assurer la viabilité des moyens (hors financement public); assurer la viabilité technique des logiciels; gérer la… gestion des données (nt. en matière d’expertise -> « researcher and information specialist« )

6. Subject, institutional, and other repositories: a US perspective (Patricia Renfro, Columbia U, bib)

Cinq dépôts disciplinaires (DD) principaux (les plus connus):
arXiv (créé en 1991, contient principalement des pre-prints)
CiteSeerx (principe: moissonnage de publications sur les sites publics des universités)
RePEc (cf. ce billet)
SSRN (contrairement aux autres, il s’agit d’une société commerciale)
PubMed Central (aux E.-U., avec des versions en UK et au Canada)
Pourquoi ça marche?
Lien fort avec les disciplines couvertes
Tradition de partage des pre-prints en physique
Les chercheurs s’identifient d’abord à leur discipline (avant l’institution d’affiliation)
Les chercheurs se « surveillent » les uns les autres via ces sites
Impact des politiques d’accès public (aux résultats de la recherche financée sur fonds publics)
NIH (printemps 2008) – Augmentation des dépôts constatée à partir du printemps 2008…
Actualité chaude: FRPAA (2009-2010): principe: accès aux publications (financées sur fonds publics donc) 6 mois après leur publication
Une des questions qui revient avec insistance: la viabilité (sustainability) à long terme (différents modèles coexistent: public, universités, donations, commercial, publicité, etc.)
DI aux Etats-Unis: quelques caractéristiques
ROAR: catalogue des dépôts
Contextes très variés selon les universités (pas d’équivalient du système centralisé australien ou même anglais)
Textes intégraux généralement fournis
Principaux logiciels: DSpace, Fedora, bepress, ePrints (+ systèmes locaux)
De plus en plus de mandats OA à travers le pays (depuis le mandat de Harvard en 2008, véritable déclencheur) – OA pour les thèses de plus en plus diffus aussi
Problèmes: faible participation des académiques / préfèrent les DD
Les U. américaines se focalisent donc sur les services à valeur ajoutée (ex. la California Digital Library a lancé récemment un service d’édition lié au DI)
Quelques projets en matière de dépôt des données de recherche
AER, DRYAD, NIH – mais pas de véritable incitant fédéral jusqu’à présent
Mendeley cf. ce billet

7. Roles for repositories in the future of scholarly communication (Dr. Clifford Lynch, CNI)

EO, une sorte de DD de seconde génération
Viabilité
A long terme, est-ce économiquement viable? Que ce soit les DI et les DD: mais il semble que ce sera plus compliqué pour les DD (les DI sont liés à une U ou une institution)
Le modèle DI -> DD pourrait être une solution pour la viabilité des DD
Développement possible pour les DD: interdisciplinarité
Techno
Flux entre DI et DD (et aussi flux entre DI d’ailleurs)
Beaucoup de progrès ont été faits dans ce domaine (meilleurs protocoles d’échange, etc.)
Développements possibles: réutilisation, réplication, etc.
Données de recherche
Crucial, décidément
Quel(s) type(s) de données?
Quel(s) rôle(s) peuvent-elles jouer?
Est-ce plus pertinent de les gérer au niveau disciplinaire ou pas?
EO doit continuer à travailler dans ce sens
« Enhanced publications« : DI + données ou plutôt DD + données? (les DD sans doute plus appropriés pour cette combinaison)
Hors U: Quid des données, informations produites en dehors des institutions académiques? Comment les intégrer dans les DD?
Problème de l’admission (admission problem)
Qui peut déposer dans les DD?
Comment gérer les procédures de dépôt?
Une solution possible (la solution, je dirais): le modèle DI -> DD (ce qui règle un grand nombre de questions)
Quid du peer-review? Plutôt au niveau des DD que des DI (l’idée que la révision par les pairs se fasse dans l’institution même est assez discréditée, même si elle a eu son petit moment de faveur, il y a quelques années)
Environnements participatifs, collaboratifs
E-science au niveau européen par exemple
Plus adaptés sans doute aux DD qu’aux DI sans doute
En tenir compte quand on développe un DD (développer le logiciel dans ce sens, intégrer des outils socio-participatifs)
En conclusion:
DI: partie intégrante de l’infrastructure d’une université/institution
DD: partie intégrante du mouvement plus large de l’e-recherche et de l’e-science

Jour 2 (29/01):

8. Building an online subject bibliography service: RePEc in Economics (Christian Zimmermann, U. Connecticut)

Introduction
Aucun financement, aucune ressource spécifique, solutions techniques open source
Depuis le début, sur base volontaire (des participants, des chercheurs/académiques donc)
RePEc n’est pas un dépôt, ni un portail
C’est un « outil d’organisation et de présentation » de bibliographies
En 1992, quand RePEc a été lancé, il n’y avait de dépôts – aujourd’hui, bien sûr, cette donne a fortement évolué
La majorité du matériel se trouve sur les sites des départements…
Le développement des dépôts doit être encouragé
Publier dans le domaine de l’économie
Les délais sont très longs (« publishing in economics is hell« )
Donc, les économistes pour rester au fait de leur discipline ne lisent plus les revues (les articles publiés): mais les pre-prints
Forte culture des pre-prints
Il y a 20 ans, très difficile de diffuser ces documents – même aujourd’hui d’ailleurs, la diffusion reste un problème: qui va visiter tous les sites départementaux…?
Besoin de démocratiser l’accès à ces ressources
Toutes ces raisons font que l’économie est un domaine en plein devenir de ce point de vue (nouvelles manières de diffuser l’information, nouvelles manières de publier, etc.)
Par exemple…
RePEc
Début des années 90
Fondé par Thomas Krichel
Au début, diffusion par email, ensuite via Gopher, et puis via le web
Principe: indexation des pre-prints (et ensuite des articles aussi – les éditeurs s’étant montrés intéressés par l’initiative)
RePEc est à son tour indexé par les éditeurs (s’ils veulent diffuser leurs articles, c’est à eux de faire le travail d’indexation) – les éditeurs ont demandé au début 2 dollars par article indexé sur RePEc, mais finalement ils ont abandonné cette idée
Le tout fonctionne sur base volontaire
840.000 enregistrements indexés
720.000 liens
4000 séries (une série, si vous voulez, équivaut peu ou prou à une collection de département, par exemple, ce genre de choses)
Utilisation des données
Par RePEc: EconPapers, IDEAS, Socionet, NEP
Par d’autres:
Economists Online
Inomics, Q-Sensei, Decomate
Google Scholar
Econlit
WorldCat
OAIster
Autres projets dans d’autres domaines
arXiv
Spires
CogPrints
AgeCon Search
SSRN
PhilPapers
rclis, E-LIS
Ces outils hébergent les documents, donc les coûts sont plus élevés que ceux de RePEc (uniquement des liens)
L’oeuf, la poule…
Utilisation d’incitants… pour parvenir à obtenir la masse critique (critical mass) de matériel indexé
Appel aux auteurs: au début, « recrutement » d’auteurs-clés
Fournir des services (le contenu seul ne suffit pas) pour fidéliser
Par exemple: RePEc Author Service: création de CV en ligne -> important pour la visibilité
Fidéliser les auteurs
Proposer d’autres services
Par exemple: sur Facebook, MySpace
Mais aussi: interpeler régulièrement les auteurs (pour qu’ils utilisent leur « profil » créé sur RePEc)
Mais aussi: fournir des statistiques d’usage!
Mais aussi: fournir des infos sur les citations
Mais aussi: fournir des infos sur les classements (personnels, par département)
Ce qui a pour conséquence que ce sont les auteurs eux-mêmes désormais qui insistent pour que leur institution, leur département soit présent dans RePEc…
Impact
Les classements RePEc peuvent être utilisés pour le recrutement d’académiques, d’éditeurs
Réputation installée
Utilisation en constante augmentation
Aujourd’hui: 23.000 économistes utilisent RePEc
Est-ce que ce modèle est exportable?
Il faut un groupe de volontaires qui y croient sérieusement
Indépendance par rapport aux institutions ou aux associations professionnelles
Besoin de connaissances techniques

Bon, il faut le dire: C. Zimmermann oublie de mentionner que RePEc n’est pas très porté sur les métadonnées de qualité et standardisées… Se baser sur des flat files, c’est une notion très pauvre d’interopérabilité… -)

9. Benefits of a collaborative subject repository for partner libraries (François Cavalier)

OA en France
Le paysage de la recherche français est assez fragmenté (CNRS, INSERM, INRA, etc.)
Quelle stratégie de recherche globale?
La loi de 2007 (liberté et responsabilité des universités, LRU) est paradoxale: les universités ont plus d’autonomie, mais n’ont pas le contrôle complet sur leur politique de recherche…
En ce qui concerne les e-ressources: Couperin (consortium), Couperin + CNRS (pour les big deals); projet de Bibliothèque Scientifique Nationale
Acteur important pour la numérisation: la BnF
Acteur important pour l’OA: CNRS et le dépôt HAL (depuis 2000 – 135.000 documents en texte intégral)
Voir aussi HAL SHS (22.000 documents; 3.600 en économie, avec lien vers RePEc)
2006: memorandum pour que HAL soit utilisé en tant que dépôt national
2010: 14 institutions liées à HAL
Mais problèmes de relations entre universités et CNRS; problèmes de « territorialité »: l’OA est une affaire de bibliothécaires ou de chercheurs? (ben les deux, il me semble)
SciencesPo: le contexte
9 centres de recherche
260 chercheurs
420 doctorants
Economie: OFCE, centre de recherche + département d’économie – 730 étudiants
SciencesPo a développé son DI dans le cadre du projet NEEO (2005-2006): SPIRE
Volonté de maîtriser en local (>< national) les publications et leur dissémination
DI basé sur DSpace
Ce sont les bibs qui alimentent le dépôt
2200 notices dont 40% en texte intégral
Perspectives: fournir des services à valeur ajoutée (CVs, rapports d’activité, bibliométrie) et impliquer plus en avant les chercheurs eux-mêmes – mandat imposant le dépôt à venir?
La nouvelle version de SPIRE, d’un point de vue technique: Java, OAI-PMH, SRU-SRW
SPIRE2 compatible avec HAL
Aujourd’hui: 2500 références dont 1000 en texte intégral
Ce que peut apporter EO
Offrir des services à forte valeur ajoutée
Augmenter la visibilité des chercheurs, la dissémination des publications
Bénéfices pas seulement pour l’économie, mais aussi pour les autres disciplines de SciencesPo
Partage d’expérience avec d’autres institutions de renom
Visibilité et crédibilité de la bib améliorées grâce à ce projet
Jouer un rôle dans l’histoire de l’OA
Explorer d’autres territoires: les données de recherche, bien sûr, en premier lieu (cf. par exemple: CDSP)
Collaborer avec le projet Médialab (cf. ce billet http://pintiniblog.wordpress.com/2009/05/29/medialab/)

10. Key features of Economists Online and lessons learned (Wietske Sijtsma)

Démo du portail EO
Profil des chercheurs
Bibliographies (avec fil RSS) + exportation possible
Facettes (par institutions, années, types de publication, auteurs, JEL)
Flux RSS aussi disponible sur les résultats de recherche
Recherche multilingue possible
Défis
Comment impliquer les chercheurs?
Besoin de feedback: 2 enquêtes déjà réalisées (sur l’interface et sur les contenus) pendant le développement de l’outil
Besoin de feedback maintenant que le portail est lancé
Etre capable de répondre aux demandes, aux suggestions
Mais… les chercheurs n’aiment pas trop les questionnaires -)
Viabilité du service
Besoin d’un personnel compétent et de solutions techniques fiables (open source) + maintenance, support
Conservation des données doit être garantie
Collaboration bib-IT
Un dépôt (disciplinaire ou institutionnel) est le fruit d’une collaboration entre le département informatique et les bibs
Contenu
Etablir des relations avec les chercheurs, les informer – évangélisation
C’est le rôle des bibs (OA, droits d’auteur, etc.)
Il y a une part de marketing à effectuer
Il faut parvenir aussi à convaincre les chercheurs de l’importance des données de recherche (difficile à obtenir)
Evaluation du service
Utiliser des objectifs mesurables quantitativement (et peut-être aussi différents d’une institution à une autre? elles n’ont pas toutes la même taille par exemple…)
Et qualitativement: la qualité du contenu (déterminée via les enquêtes), la question de la recommandation (recommanderiez-vous EO à vos collègues, ce genre de questions)
Positionnement du service
Il n’y a pas de conflit entre DD et DI – mais une interconnexion, une communication dans les deux sens (et ce n’est pas toujours évident: les politiques peuvent être différentes d’une institution à l’autre, etc.) – plus le DI local est intégré (nt. avec le système de gestion de la recherche de l’université), plus la communication est bonne
Besoin d’un business plan pour l’avenir

11. Summing up the conference and the topic (Dr. Paul Ayris, UCL London/Liber)

Recherche et apprentissage: le contexte
Un environnement de l’information composé de différents éléments: projets, collaborations, données primaires, web local, systèmes bibs ((e)-ressources), etc. + des outils sociaux, des moteurs de recherche, etc.
Ces ressources sont de plus en plus OA
C’est dans cet environnement que EO essaie de se placer
Dépôts en 10 points-clés
Cf. aussi #NEEO sur Twitter
Les DD (dépôts disciplinaires) fonctionnent bien quand ils se « coulent » dans la pratique et la culture d’une discipline, ils se basent sur une forte culture de pre-prints
Participation de plus en plus large? Quid des recherches de qualité publiées ailleurs quand dans des institutions de renom?
Numérisation rétrospective: une bonne idée pour augmenter le volume (en fonction de certaines contraintes, comme les droits)
Les mandats institutionnels: est-ce que EO pourrait avoir une fonction d’exemple? Par exemple en proposant un équivalent du mandat NIH pour l’économie
Financement: que peut-on tirer comme leçons de la manne australienne consacrée à la recherche sur 4 ans (400 millions AUD)?
Viabilité: EO reposent sur les DI (qui eux-mêmes sont intégrés dans l’infrastructure de l’institution); s’inspirer du modèle proposé par Cornell pour arXiv?
Conservation numérique: accord entre EO et la bibliothèque royale des Pays-Bas garantissant la conservation à long terme (et l’accès des contenus)
Les bibs: nouvelles fonctions potentielles (évangélisation, droits d’auteur et propriété intellectuelle, etc.)
Contenu et services: liens avec les fonds de recherche nationaux jouent un rôle important; les DD sont sans doute plus à même de constituer des « communautés » disciplinaires (que les DI), voire des communautés virtuelles, ainsi que liens avec outils collaboratifs et espaces de travail partagés
Gestion des données de recherche: qui est le mieux placé pour discuter de ça avec les chercheurs? qui est responsable de cette gestion? quid des réticences des chercheurs à fournir leurs données de recherche? qui du rôle des sources de financement dans cette question? et des éditeurs?
Dépôts de « nouvelle (3e) génération »?
OA doit être intégré dans les plans stratégiques des institutions si on veut que ça marche – quid des DD?
LERU (League of European Research Universities): 10 recommandations en matière d’OA seront discutées à Leuven le 11 février – EO pourrait prendre position en faveur de ces recommandations, à un niveau européen
Participation: intégrer les thèses DART en économie dans EO?
E-Press: un avenir possible pour les dépôts: développer des services d’édition en ligne – par exemple en créant des revues dont le contenu proviendrait des dépôts – par exemple en créant des manuels (textbooks) sur base des DD…

Workshop: « It’s all about Content »
Remplir un dépôt: défis et stratégies
Le contexte
No one size fits all: tout dépend du contexte: taille de l’institution; gestion (bibs? chercheurs?); budget (qui finance); politique (quel mandat?)
Indicateurs mesurables (penser au ROI…)
Tenir compte aussi du contrôle qualité (lors de la soumission nt., mais aussi par exemple en cas de numérisation « maison »)
Sans oublier les questions de droits d’auteur…
Un DI qui marche, c’est aussi beaucoup une question de communication (avec les chercheurs, les autorités)
Et puis l’inévitable viabilité du projet
10 règles d’or
1. Identifier les personnes-clés, à différents niveaux: autorités, chercheurs, personnel administratif [par exemple: trouver un ou plusieurs académiques qui joueront le rôle de "parrains"] – comment les approcher? comment communiquer?
2. Définir clairement une politique de dépôt: quels contenus? – doit pouvoir évoluer dans le temps
3. Connaître son institution, collaborer avec les départements concernés par la recherche scientifique
4. Comprendre le métier des chercheurs et leurs besoins
5. Développer des services qui répondent à des besoins réels (et qui s’intègrent dans le workflow des utilisateurs et qui facilitent leur travail; qui s’intègrent aussi aux processus d’évaluation)
6. Connaître et exploiter les données déjà existantes (collections locales, bases de données) ou externes
7. Définir des objectifs clairs – les redéfinir si besoin – s’assurer que le développement des collections du DI reflète ces objectifs
8. Fournir un support en matière de droits d’auteur (et de propriété intellectuelle): expertise juridique, documentation
9. Promouvoir le projet: auprès des utilisateurs, des autorités
10. Monitorer et évaluer le travail effectué: via une gestion de projet efficace (en montrant régulièrement les avancées, les progrès)

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